LISA SIMONE, UN DESTIN SINGULIER

 

Rencontrée lors de la 25e édition du Festival Rio Loco à Toulouse, dans le sud de la France, Lisa Simone dévoilait alors le premier extrait de son album à venir, le titre Right Now.

Fille de la mythique jazzwoman Nina Simone (et d’Andrew Stroud), Lisa Simone s’engagea d’abord dans l’US Air Force. Après la guerre en Irak, elle s’orienta vers la musique et fut entre autres, meneuse de revues à Broadway sur de nombreuses comédies musicales (Aida/Le Roi Lion etc.).

Aujourd’hui, Lisa Simone assume et revendique pleinement son statut de chanteuse. Héritage, transmission et partage, c’est tout cela qui habite Lisa Simone.

La chanteuse nous a offert ce titre, Right Now, en version acoustique au côté du guitariste togolais Amen Viana.

AUX SOURCES DU FUNK : LA SUEUR, LES LARMES ET LE GROOVE DE L’AMÉRIQUE NOIRE

Programmation musicale et archives

  • Archive pré-générique : Angela Davis : We’re threatening the oppressors (1971), réédité sur la compilation Groove revolution (2015)
  • Parliament : P. Funk (wants to get funked up), album Mothership connection (1975) – fond sonore –
  • Parliament : Give up the funk (tear the roof off the sucker), album Mothership connection (1975)
  • Horace Silver Trio : Opus de funk (1952) réédité sur la compilation Roots of funk 1947/1962 – fond sonore –
  • Dyke and the Blazers : Funky Broadway, part 1 (1968) réédité sur la compilation Soul shots (1988) – fond sonore –
  • Fatback Band : Mister bass man de l’album Keep On Steppin’ (1974)
  • James Brown and The Famous Flames : Please, please, please (1956) – fond sonore –
  • James Brown : Papa’s got a brand new bag, Parts 1, 2 & 3 , version originale du morceau de 1965 édité sur la compilation Star time : Mr. Dynamite (1991)
  • Archive : l’émigration des Noirs vers les grandes métropoles, extrait de “Vingt millions d’Américains noirs : Atlanta et Los Angeles” in Cinq colonnes à la Une, ORTF, 04/08/1967 ORTF (reportage de Michel Parbot)
  • The Sensational harmonizers : He never lost a battle (1981) –  fond sonore –
  • Speaker : Introduction to James Brown sur la scène de l’Apollo Theatre de Harlem, le 25/06/67
  • James Brown : Cold sweat, live at the Apollo (juin 1967)
  • Archive : extrait du reportage “Harlem au printemps” réalisé par François Chalais et diffusé dans l’émission Panorama, 26/05/1967
  • Joe Tex : I believe i’m gonna make it (1966) réédité sur la compilation A soldier’s sad story / Vietnam through the eyes of black America 1966-73 (2003)
  • Edwin Starr : Stop the war now (1970) réédité sur la compilation A soldier’s sad story… (déjà citée)
  • Archive : la guerre vue par de jeunes Noirs d’Atlanta, extrait de “Vingt millions d’Américains noirs : Atlanta et Los Angeles” in Cinq colonnes à la Une (déjà cité)
  • Carla Whitney : War (1975) réédité sur la compilation A soldier’s sad story… (déjà citée)
  • Archive : émeutes à Chicago, Actualités françaises, 18/7/1966
  • Sly & the Family Stone : Underdog, de l’album A whole new thing (1967)
  • Sly & the Family Stone : Everyday people (single, 1968, puis incorporé à l’album Stand, 1969) – fond sonore –
  • Archive : annonce de la mort de Martin Luther King, France Inter, 17/4/68
  • Marva Whitney : I’m tired, I’m tired, I’m tired (things better change before it’s too late) (1968), repris sur la compilation James Brown’s original funky divas (1998)
  • Archive : exclusion de Smith et Carlos des JO de Mexico, France Inter, 18/10/1968
  • Thomas Rufus : Do the funky chicken (1969)
  • Archive : Les Afro-Américains et le capitalisme selon Romain Gary, France Culture, émission Paradoxes, 9/6/1970
  • Funkadelic : Can you get to that, album Maggot brain (1971)
  • The J.B.’s : Gimme some more (1971) réédité sur la compilation James Brown’s funky people (1986) – fond sonore –
  • Betty Davis : They say I’m different, de l’album du même nom (1974 )

LEE FIELDS, KING OF SOUL

Lee Fields a commencé à chanter adolescent, dans l’église de son quartier, en Caroline du Sud. Aujourd’hui, il constitue l’un des derniers de la génération _soul_qui a fasciné les années 60 et 70. Celui qu’on surnommait “Little James Brown” revient avec sa formation, “The Expressions”, pour leur cinquième album intitulé “It Rains Love”.

La musique peut être quelque chose qui est un remède, qui soigne, qui apaise et qui nous permet en tant que collectif humain de revenir à la raison, de revenir à une pensée claire, pour que ce qui pourrait être notre sort funeste ne se produise pas.
(Lee Fields)

D’une voix à l’expressivité unique, le soulman chante les thèmes qui l’ont toujours porté : l’amour entre les hommes, la foi. En ceci il exprime le lien fondamental qui relie la musique soul au gospel, deux genres musicaux éternels selon lui. Le chant constitue dès lors la possibilité de renouer avec la spiritualité, avec une confiance dans l’avenir que Lee Fields exprime comme nul autre. Il rend également hommage à ceux qui furent ses maîtres, d’Otis Redding à Sam Cooke.

Je crois que les mots de Dieu seront les plus forts, et même si actuellement le monde sombre, je suis optimiste, on dépassera ça, on dépassera toutes nos souffrances.

Partenaire:  FRANCE INTER